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A La Courneuve, Karim Yousfi prépare le Mont-Blanc !

Né, habitant et licencié à Saint-Denis, ce traileur amateur court de côtes en cols. Vendredi 27 août à 17 heures, Karim Yousfi (53 ans) ajustera sa lampe frontale pour s’attaquer à l’Ultra Trail du Mont-Blanc, sommet des courses de montagne : 171 km avec 10.000 mètres de dénivelé. Sur les petites côtes du parc de La Courneuve, alignées par séries de cent, ce père de trois enfants donne des ailes à ses mollets.

A Chamonix, au pied du Mont-Blanc, le trailer de Saint-Denis n’aura pas froid aux yeux. Sûr et certain, il l’annonce : « Ça devrait aller, ça devrait aller pour terminer sans problèmes. Ainsi, je vais prouver que l’on peut bien préparer une course de montagnes en région parisienne… ».
Face à lui, le sommet des courses de montagne de 171 km à la lampe frontale dans la nuit ou à la peine dans les trous noirs de dix-mille mètres de dénivelé à couper souffle et jambes sans crier gare.

De la neige en août…

Sur 10.000 concurrents venus de 92 pays engagés dans l’une des sept courses de l’UTMB en 2019, 2543 concurrents étaient partis à la conquête de cette épreuve reine. Comptabilisés, 846 abandons alors que le premier bouclait les 170 km en 20 heures et 19 minutes.
En 2018, la neige s’était invitée sur les hauteurs. La température avait dégringolé à moins cinq degrés étirant la liste des abandons.
Aucunement impressionné, Karim Yousfi relève le défi : « Ah, il faut, au moins, le faire une fois. Maintenant que je commence à être au point, je regrette juste de ne pas avoir commencé le trail plus tôt. A l’âge de douze ans, un prof de sports avait décelé, lors d’un cross, mes qualités d’endurance. Mais, je ne l’avais pas écouté, pensant que l’athlétisme était un sport de filles, pensant que je serai plus heureux au foot ou à la boxe ».
Après avoir pratiqué plusieurs sports, Karim Yousfi est venu au trail à l’âge de vingt-cinq ans « pour aider une équipe au sein de ma société voulant récolter des fonds pour l’association Mécénat Chirurgie cardiaque  ».

Le désert marocain pour s’échauffer

Ni plus ni moins, ce technicien en assurance signe pour six jours au Marathon des sables dans le désert marocain : « Commencer à m’entraîner sur 13km d’affilée a été dur puis, 20 km, compliqué…30 km, très compliqué. Mais, avec le mental, on arrive à 60…et, plus… ».
Après un an d’entraînement et une 400ème place au Marathon des sables, le traileur de Saint-Denis prend goût à ses dépassements pour finir 92ème de son second, deux ans plus tard : « Avec des entraînements quotidiens et une hygiène de vie interdisant sucreries, plats en sauce, hamburger et frites, mais, plutôt, beaucoup de féculents, de fruits, de légumes, ça le fait sans problème. Il faut juste, aussi, trouver des endroits, en région parisienne, pour faire du « D+ », du dénivelé positif ».

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5000 km par an…

Aujourd’hui, le Séquano-Dionysien se construit un gros cœur de traileur dans la forêt de Montmorency et sur les buttes du parc départemental Georges-Valbon « s’étirant sur 300 à 400 mètres que j’utilise en les passant une centaine de fois d’affilée à différentes allures. Ainsi, je peux y additionner mes 3000 mètres de D+. Par an, je cours 5000 km, parfois sur des sorties longues de 70 km ou longues de 12 heures. Par an, je participe aussi à une dizaine de courses où je n’arrête jamais sur un coup de mou. Je n’arrête jamais sur une blessure. Je n’arrête jamais sur une blessure grave. J’arrête quand ma course est finie… ».
Dès qu’il peut, Karim Yousfi court les montagnes d’Auvergne ou du Vercors, aligne les départs entre le Grand Raid des Cathares (170 km avec 7500 mètres de dénivelé), le dernier Raid du Mercantour (180 km sur trois jours) où il vient de crocheter pour se préparer à l’UTMB : « J’y ai fait très gaffe en descendant ses parties très dangereuses, très caillouteuses. Du coup, j’ai fini dans les 70èmes ! ».
Aujourd’hui, ses frais de déplacement sont pris en charge par la société de sécurité de son beau-frère à Gonesse.
Mais déjà, le traileur de Saint-Denis rêve du Tor des Géants sur 330 km avec 24.000 mètres de dénivelé en passant par vingt-cinq cols et trente lacs au départ de Courmayeur (Italie). Son Mont-Blanc serait-il un échauffement ?!
Du haut de son toit de l’Europe jamais aperçu encore par Karim Yousif, le Mont-Blanc (4808 mètres) l’attend de pied ferme…

Photos : Sylvain Hitau

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