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Vélo Transition écologique

Une charte qui va donner un sérieux coup de pédale à la pratique du vélo

Le 17 septembre, en pleine semaine européenne de la mobilité, le Département et des entreprises du territoire ont signé la charte A vélo IN Seine-Saint-Denis, au parc de la Bergère, à Bobigny. Un nouvel outil qui va permettre d’encourager les acteurs du secteur privé à faciliter l’usage du vélo pour leurs salariés et leurs clients.

Pour construire une transition vers les mobilités douces, le vélo en tête, le Département a besoin du soutien des acteurs implantés sur son territoire. Fort de ce constat, sa marque de territoire IN Seine-Saint-Denis a créé une charte à destination des entreprises et des structures qui souhaitent s’engager sur cette même voie. L’objectif étant d’encourager salariés et clients à se déplacer en vélo en mettant en place les conditions propices : des places de stationnement sécurisées, des kits de réparation facilement accessibles, une mise en relation des différents acteurs concernés par ce dispositif… Jeudi 17 septembre, l’équipe du IN a donné rendez-vous au parc de la Bergère, à Bobigny, pour la signature officielle dudit texte d’engagement baptisé « A vélo IN Seine-Saint-Denis ». Etaient présents le président du conseil départemental Stéphane Troussel, des élus locaux et les premières six entreprises qui ont souhaité s’inscrire dans ce projet : Ares, BETC, La Poste, Le PHARES, Salvia Développement et Showroomprivé.

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« Cette charte va permettre de mobiliser l’ensemble du tissu social du département autour des mobilités douces, estime Frédérique Denis, présidente du groupe EELV du conseil départemental de la Seine-Saint-Denis. La migration pendulaire (allers et retours quotidiens des salariés entre leur domicile et leur travail, ndlr) est un phénomène caractéristique de notre département avec les nombreuses entreprises qui y sont installées, nous devions donc nous adresser à elles en priorité pour favoriser notre démarche. » Et d’ajouter : « Le vélo revêt un enjeu économique important. Avec tout ce qui en découle, ayons en tête que c’est une filière qui représente de l’emploi. »

« Le vélo, outil de pédagogie, d’autonomie et même d’inclusion digitale »

La charte comporte six engagements, parmi lesquels « tendre vers une amélioration des espaces de garage à vélos, aussi bien à destination des employeurs et des employés que des cyclistes qui sont de passage si la structure est un lieu ouvert et accueille du public », « s’organiser pour avoir à disposition un essentiel de réparation » ou encore « réduire les émissions de CO2 et construire ensemble un territoire éco-responsable. » Pour les six entreprises signataires, ce document représente un précédent intéressant et salutaire. « Pour les publics fragiles qu’on accompagne, la mobilité est un véritable enjeu, alerte un représentant d’Ares, un groupe d’entreprises tremplins dont la vocation principale est de favoriser l’insertion des personnes en grande exclusion. Le vélo est un outil de pédagogie, d’autonomie et même d’inclusion digitale (exemple : apprendre à se déplacer via un GPS sur Smartphone), on va très vite en faire un produit phare. » Chez BETC, grosse agence de communication installée à Pantin, un Plan « déplacement entreprise » a vu le jour il y a quelques mois pour savoir comment les salariés de l’entreprise se déplacent : le vélo figure en bonne place. « Depuis la crise sanitaire, le vélo rencontre un grand succès, il faut que cette habitude perdure, c’est pourquoi nous nous inscrivons dans la même démarche que le conseil départemental », fait-on savoir du côté de l’agence.

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Le PHARES, une association qui regroupe une quinzaine de structures de l’économie sociale et solidaire sur L’île-Saint-Denis, ambitionne d’ici peu de mettre des vélos à disposition de la centaine de salariés qui occupe ses locaux. Mais aussi « plus de places de parking, une borne de réparation et des animations autour de l’autoréparation », très en vogue par les temps qui courent. La Poste, elle aussi signataire de la charte, met en avant le lien historique qui l’unit au vélo et qu’on retrouve dans de nombreux films, « notamment ceux de Jacques Tati ». « Nous disposons sur le département de 443 VAE (vélos à assistance électrique), indique un responsable régional. Nous favorisons les déplacements à vélo de nos collaborateurs et, plus globalement, nous nous associons à toutes les initiatives qui visent à promouvoir les mobilités douces. » « La Seine-Saint-Denis est un département très urbain, très dense. Depuis le début des années 1960, tout a été fait en faveur de la voiture, analyse, pour sa part, Stéphane Troussel. On connaît largement les conséquences de cette situation, entre le réchauffement climatique, la pollution atmosphérique et la détérioration du cadre de vie. Pour agir sur la santé publique, il faut aujourd’hui mieux partager l’espace public et développer une culture vélo. Laquelle passe, entre autres, par une multiplication des partenariats avec les associations et les entreprises du territoire. »

Grégoire Remund
Photos : ©Nicolas Moulard

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