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Sofi Jeannin, femme de chœur

On la voit derrière le pupitre diriger l’orchestre philharmonique de Radio France lors du Festival de Saint-Denis. Ou dans une école de Bondy nord pour écouter les enfants de 6 ans susceptibles d’intégrer la Maîtrise. Où qu’elle soit, Sofi Jeannin exprime toujours le même amour de la musique. Celui qui l’a menée de Stockholm à la direction du Chœur et la Maîtrise de Radio France.

Le Festival de Saint-Denis et la Maison de la Radio sont en partenariat depuis 1979. Comment choisissez-vous les œuvres que vous allez jouer dans la basilique ?

Nous en parlons ensemble avec la direction du Festival un an à l’avance au moins. L’emploi du temps des grands orchestres et des solistes est tellement complexe ! En en tant que directrice du Chœur et de la Maîtrise de Radio France, je dois aussi tenir compte de l’aspect pédagogique des œuvres pour les chanteurs, professionnels ou en apprentissage. Nous tenons également à offrir une programmation riche et variée à nos publics. Et pas question de venir à Saint-Denis avec une programmation réchauffée ! Il faut quelque chose d’original.

Le Festival et la Maison de la Radio ont une même approche des choix musicaux…

Chacun a ses missions particulières, mais comme nous travaillons ensemble de longue date, nous avons des liens étroits. Car avant de travailler avec de la musique, on travaille avec des gens, c’est l’avantage de travailler de personne à personne, chacun met ses envies et ses convictions dans la balance, on fait des calculs et on trouve la meilleure solution.

Qu’est-ce que ce festival a de particulier ?

Je le connais depuis quelques éditions maintenant, c’est un événement majeur. Nous sommes dans un lieu symboliquement si fort, une merveille architecturale et acoustique. Son public est différent de celui de la Maison de la Radio. Et surtout, le Festival de Saint-Denis ne triche jamais, pas de concession sur la programmation. Ils mettent toujours les moyens pour avoir des grands solistes, des grands chefs, des grands orchestres… Le Festival de Saint-Denis, c’est vraiment des feux d’artifices ! Ce que je trouve d’extrêmement chouette, c’est de montrer que de dans le 93 on a les meilleurs chefs, les meilleurs orchestres, de très grands solistes. J’aime aussi que des concerts soient diffusés gratuitement à l’extérieur, voir des personnes se rassembler sur le parvis, avec les enfants qui jouent au foot à côté. C’est extraordinaire de créer un tel événement populaire sans démagogie. C’est un signe de respect d’être exigeant avec sa programmation et de montrer cette exigence à son public. Pardon, mon discours est un peu militant, mais je suis comme ça !

Y avez-vous des souvenirs particuliers ?

J’en ai plusieurs. L’un des plus grands et des plus émouvants, est lorsque j’ai dirigé le Requiem de Fauré . J’ai alors senti une qualité d’écoute exceptionnelle dans la basilique. Je pense que la ferveur de l’ouvrage même était mise en avant, d’une façon que j’ai rarement vécu dans une salle de concert. On pouvait sentir les battements d’ailes de l’histoire.
Je me souviens aussi du War Requiem de Britten dirigé par Semyon Bychkov en 2011. La Maîtrise y participait. Nous avions travaillé sur la spacialisation car le chœur d’enfant ne doit pas être visible. L’acoustique était saisissante. Nous avions collaboré avec le chœur de la radio de Berlin, c’était vraiment très fort.
J’aime aussi beaucoup l’expérimentation et il y a trois ans avec la Maîtrise, nous avons donné un concert consacré à Hildegard von Bingen, une abbesse rhénane du 12e siècle. Ses Cantiques tout d’abord, accompagnés par des instruments du 12e et 13e siècle. Puis une création et expérimentation avec Ibrahim Maalouf. Il avait improvisé et conçu de nouvelles mises en musique de ces textes très forts et très modernes. C’était très chouette, d’autant plus qu’on se rendait compte que le public était prêt à venir sans connaître la musique qu’il allait écouter. Il est venu en confiance, c’est dire combien le Festival est ancré dans son public !

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Quelle sensation avez-vous du public lorsque vous dirigez ?

C’est une sensation très particulière, car je ne le vois pas, je lui tourne le dos. Je ne vois pas le visage des gens, et pourtant on peut distinguer très clairement des oreilles tendues et en écoute et des personnes qui feuillettent le programme et attendent la fin du concert pour aller diner. Je ne saurais pas expliquer comment on le perçoit, c’est très tangible au niveau sensoriel. On peut juger aussi sur les silences, si ça tousse beaucoup… Mais on ne peut se fier seulement à cela car au mois de décembre même un public attentif tousse beaucoup ! Je pense à Saint-Denis, à ces silences qui durent, avant le début des applaudissements, c’est comme si tout le monde restait dans l’atmosphère. Ou bien au contraire les applaudissements fusent tout de suite ! Je crois que les gens qui viennent à ce festival sont déjà très touchés par le lieu. On se met dans une atmosphère très particulière. Je les trouve bienveillants également. Les fois où je suis venue avec des jeunes interprètes, avec des maîtrisiens qui avaient parfois des solos très exigeants, on voit que tout le monde fait attention à ne pas les déranger… Il y a une humanité très très chouette dans la salle. Et puis il y a aussi les réguliers, ceux qu’on trouve dans n’importe quelle salle, dans le monde entier, des personnages forts et flamboyants qui peuvent aussi se mettre à contester quand ils ne sont pas d’accord… La musique ça se vit ensemble, et moi j’aime cet esprit-là, même avec les surprises qu’on peut parfois avoir !

Avez-vous déjà pris le temps de visiter la basilique de Saint-Denis ?

Je n’ai pas encore eu le temps de faire la visite complète, mais j’ai pu accéder à certains endroits. J’espère que ce sera pour cette année. En fait, étant suédoise, pour comprendre ce lieu je me suis beaucoup renseignée sur la basilique, son histoire, ses vitraux, sur ces rois qui sont là… Beaucoup d’étrangers rêvent de la visiter en venant en France. Je ne sais pas si c’est plus fort pour musicien français ou pour un étranger de jouer à Saint-Denis… En tout cas pour nous étrangers c’est très fort, surtout pour moi qui vient d’un pays du Nord où nous n’avons pas d’équivalent à ce monument !

Pourquoi la Maîtrise de Radio-France a-t-elle ouvert un deuxième site à Bondy en 2007 ? Avait-elle le choix avec d’autres lieux ?

Oui, la direction musicale et la Maîtrise avaient déjà des liens avec la Seine-Saint-Denis, pas seulement à Bondy mais aussi dans d’autres villes. Ce qui nous importait c’était de créer un site éloigné du 16e arrondissement. Pour accueillir des enfants qui étaient trop loin pour envisager faire le trajet chaque jour. C’était un choix de notre présidence et de la direction de la musique, sur l’initiative de Tony Ramon mon prédécesseur. Bondy a été choisi parce que sur place il y avait un enthousiasme très fort. Quand j’ai pris mes fonctions le site ne comportait qu’une seule promotion. Maintenant nous avons le cycle complet, toutes les classes. Nous avons tout découvert. Seule l’école primaire avait été construite dans l’idée que Radio France serait dans ses locaux, mais pour les collégiens rien n’était encore fait. Il a fallu réfléchir à ce qui était bien humainement et pédagogiquement pour les enfants, qu’est-ce qui était important aussi pour Radio France du point de vue de sa production musicale.

Le cursus des enfants de Bondy est-il le même que ceux de la maîtrise parisienne ?

Pas tout à fait, à Bondy les enfants arrivent plus jeunes, à partir de 7 ans, à l’entrée au CE1. A Paris c’est deux ans plus tard en CM1. Musicalement, nous avions besoin de rajeunir l’effectif musical complet. Nous avions besoin d’avoir un grand pôle de chanteurs de primaire et collège car nous sommes souvent amenés à chanter des ouvrages pour cette tranche d’âge.
La grande différence, c’est qu’à Paris les élèves sont choisis à l’issue d’un concours national et certains viennent même de l’étranger. A Bondy la sélection se fait uniquement dans le quartier nord. Les enfants ne se présentent pas parce qu’ils ont un bagage musical et une envie folle de pratique musicale à haut niveau, mais c’est nous qui allons les chercher. Il est plus raisonnable de commencer plus jeune pour éveiller cet enthousiasme et cette envie, puis consolider la pratique pour qu’à 9 ou 11 ans, l’enfant soit capable de chanter.

Est-ce aussi pour leur donner une culture musicale qu’ils n’ont pas encore ?

Oui, un enfant qui vient poser spontanément sa candidature à la Maîtrise de Radio France sait déjà ce qu’est la musique classique. Mais à Bondy, nous souhaitions faire découvrir la musique classique à des enfants qui ne la connaissent pas. C’est pour cela que nous auditionnons tous les enfants, sauf si les parents s’y opposent bien entendu.

Tous les enfants de CP de Bondy nord sont auditionnés chaque année, soit 250 par an. Ça prend 10 journées complètes, mais c’est un moment incroyable ! Nous essayons de le dédramatiser un maximum, car l’enfant n’a pas demandé à être là. Tout d’abord, on informe les familles de ce qu’est la Maîtrise de Radio France, de ce que ça implique si l’enfant est scolarisé chez nous. Mais avant cela les enfants font de la musique, sont initiés par des intervenants de l’école de musique de Bondy. Ils apprennent tous ensemble une petite chanson, viennent voir des répétitions de la Maîtrise, nous venons aussi chanter dans les écoles, leur montrer ce que c’est… Cela fait de jolis moments, et parfois on trouve de vraies perles. Il arrive qu’un enfant ait une pratique musicale très importante à la maison, ou bien l’enfant ne sait même pas lui-même à quel point il est musicien. Et il le découvre en faisant les jeux d’écoute et de rythme. On voit alors leurs yeux qui se mettent à étinceler. On avait un petit garçon l’année dernière, qui commence à chanter, à s’écouter, à utiliser cette voix de tête pour la première fois. Il commence à sourire et je lui dit : " C’est joli cette voix là…" et il répond en plissant les yeux d’un air complice : " Oui... c’était pas mal... " 5 minutes plus tard il avait décidé de devenir chanteur !
Je crois qu’il faut prendre soin de cela. Beaucoup de gens de ma génération ou de celle de mes parents ont été traumatisés par des expériences musicales. Par exemple un professeur de piano trop sévère, qui a demandé à un enfant de chanter ou de jouer seul devant toute la classe... Ce sont des choses qui peuvent vraiment faire du mal à des enfants. On doit faire en sorte que dans ces moments là l’échec n’existe pas. On vient, on joue. Si tout fonctionne, l’aventure peut continuer et l’enfant chanter plus loin. Sinon, c’était seulement un après midi de musique et voilà tout !

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Parce que la Maîtrise de Radio France est une formation de haut niveau s’attaquant à des œuvres exigeantes, vous êtes tenus à un devoir d’excellence. Comment le faites-vous partager aux enfants ?

C’est effectivement très exigeant. Nous offrons un cursus musical en plus du cursus traditionnel, et on peut réorienter à tout moment un enfant qui ne peut plus suivre ou qui ne veut plus suivre. Ce qu’on essaie de repérer à 6 ans c’est surtout l’oreille musicale, l’application des consignes, l’enthousiasme, la communication… Car nous voulons des enfants qui nous proposent des petites choses, nous ne voulons pas d’enfants passifs. Nous sommes aussi attentifs à la santé de la voix, s’il y a déjà des voix éraillées, trop rauques… Et on imagine ce qui peut être fait, car bien évidemment tout est devenir ! Ils ont pour l’instant des cages thoraciques minuscules. On estime jusqu’où on peut amener l’enfant, et qu’il se sente bien.
Mais en revanche nous ne regardons pas les résultats scolaires. Car certains enfants trouvent leur place grâce à la pratique musicale et sont ensuite performants à l’école. D’autres ont des bons résultats scolaires parce qu’ils arrivent à chanter devant des adultes qu’ils n’ont jamais vu.
Pour les amener vers l’excellence, le cursus est basé sur une complémentarité entre les disciplines. Toutes les semaines ils ont des cours de chant, de piano, de formation musicale (solfège) rythmique Dalcroze et le chœur, qui est le point de départ et la finalité de l’école. Un cursus en lien avec l’Education nationale, un suivi individuel. On offre un clavier à chaque élève pour qu’il puisse s’exercer chez lui. Nos locaux sont ouverts, pour du soutien musical et scolaire.

Pour que l’enfant accepte ces contraintes, c’est à l’adulte de savoir doser. Il faut savoir à la fois montrer à l’enfant ce qu’il est possible d’atteindre, montrer des modèles. Leur expliquer ce que cela fait lorsqu’on est performant et la liberté que cela apporte.
Parfois il y a des difficultés, mais il y a toujours quelque chose de constructif à tirer d’un effort qui a été fourni. J’essaie le plus possible d’éliminer la notion d’échec, ce qui n’empêche pas de rester dans une exigence. Je crois qu’on peut monter la barre très haut tout en rassurant l’enfant. Il est ici pour une raison, nous l’avons sélectionné. Donc nous lui faisons confiance. Nous savons qu’il peut y arriver. Et si l’enfant a des difficultés, c’est peut être la faute de l’adulte qui n’a pas su l’amener si haut.

Tous les enfants qui passent par la Maîtrise ne deviennent pas musiciens…

Non, ce n’est pas notre mission d’ailleurs.

Alors, qu’est-ce qu’ils en retirent ?

Plusieurs choses. Après avoir touché à la musique de façon si intense tous les jours, la musique reste dans leur vie un ingrédient nécessaire, une richesse supplémentaire. C’est bien plus joli, d’avoir la possibilité de vivre avec la musique, de pouvoir jouir de cette beauté ! Toucher au beau, cela ouvre des portes. D’autre part, grâce à cet apprentissage, ils acquièrent une autonomie dans l’organisation du travail, dans l’appréhension des difficultés. Ils apprennent a évoluer étape par étape, sans s’affoler. Et question mémorisation, il n’y a pas photo ! Ils apprennent très bien. A l’oral du brevet ou du bac, les examinateurs nous le disent : les maîtrisiens n’ont jamais peur de parler devant les gens. Et même si ils sont effrayés, ils ont les outils pour combattre cette peur. Ils savent maitriser leur voix, respirer et se calmer. Ils ne se mettent pas en état de panique. Ils connaissent l’hygiène de vie pour réussir, ils savent prendre soin d’eux, de leur santé, de leur travail.

Est-ce que vous vous êtes inspiré de ce que vous avez vécu plus jeune, de vos manques, vos peurs…

Oui, je tire enseignement de mes propres expériences. Parlant du retour constructif, je n’ai jamais été aussi performante que quand j’étais encouragée. Que l’exigence était présente, mais qu’on ne m’en parlait pas du matin au soir. Que j’avais simplement des buts à atteindre. Je me sentais portée et je me souviens que j’arrivais à me dépasser beaucoup plus facilement. Parce que ce n’était pas un drame. Je sentais que des personnes croyaient en moi.
Mon expérience m’aide aussi quand j’écoute des chœurs, je regarde une partition, pour savoir comment j’aimerai que ça sonne. Je suis aussi auto-critique et j’utilise les mauvais choix que j’ai pu faire. Des fautes de méthodologie au début de ma carrière. Je pense qu’il faut continuellement se remettre en question en tant qu’artiste et en tant que pédagogue. Je n’ai jamais été scolarisée en France, donc j’en discute avec mes collègues. C’est intéressant de voir qu’ils sont assez unanimes et indiquent les mêmes choses à modifier. Dans l’apprentissage musical, il y a beaucoup de changements aujourd’hui en France. Plusieurs générations trouvé extrêmement difficile de passer par un préalable intellectuel avant de toucher un instrument. De commencer par un an de solfège. Moi je pense qu’il faut d’abord savoir faire avant de savoir en discuter !

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Ecrivez-vous chef ou cheffe d’orchestre ? Et est-ce que cela a de l’importance pour vous ?

Beaucoup de choses ont de l’importance dans la question que vous me posez réellement, mais franchement je pense que chef, c’est avant tout une fonction. Je l’écris chef parce que c’est un mot ancien, je n’ai pas vraiment besoin de le transformer. Il a une racine étymologique assez claire, le chef, ça veut dire la tête, non ?

Vous êtes en proie au sexisme ? Il y a encore des personnes qui contestent votre autorité de chef parce que vous êtes une femme ?

Oui. Mais j’ai plutôt été chanceuse dans mon parcours et on n’a pas été trop brutal dans les critiques de ce type. J’ai aussi été pas mal soutenue et épaulée. Ce qui est plutôt normal, on doit soutenir et épauler une personne en minorité dans un courant. Mais il arrive que certains acceptent mal mon autorité. Certaines personnes, sans mauvaise foi, ne peuvent imaginer une femme dans un rôle d’autorité autre que maitresse d’école ou maman... Cela ne correspond pas à leur code. Leur jugement sur un chef ou une chef sera différent alors qu’ils ont la même attitude : un homme affirmera sa décision et une femme est sévère, une femme qui élève la voix, est en perte de contrôle, tandis qu’un homme se fait respecter…

Etes-vous obligée d’en tenir compte ou pas ?

J’essaie de passer outre le plus souvent possible. Je n’ai jamais vraiment voulu affirmer mon autorité en élevant la voix, en me mettant en colère. Un de mes professeurs de direction d’orchestre me disait « il faut avoir le cœur en feu et l’esprit glacé. »
Et le travail de chef c’est aussi de lire la salle, même quand les gens ne disent rien. Parfois l’attitude du public ou de quelqu’un dans le public peut être réticente et cela se ressent. Mais il faut faire attention à ne pas devenir paranoïaque, car il peut tout simplement ne pas être dans son assiette et ne pas être réceptif. J’essaie d’oublier tout cela, de rester dans la musique et de m’oublier aussi.
Mais il est vrai que dans mon parcours, en France ou ailleurs, des personnes ont dépassé les limites. Cette déstabilisation, parfois une provocation constante, peut être difficile. Je peux me perdre dans la colère et après je ne me concentre plus. Et j’ai un travail à faire ! Il faut essayer de gérer ça au mieux possible. Ce n’est pas plus important dans la musique que dans d’autres milieux où les femmes sont rares. Mais les temps changent, c’est encourageant. Il faut continuer car il y a encore très peu de femmes chefs, sauf si elles créent elles-mêmes leur poste.

Vous occupez un poste prestigieux, quels sont vos rêves aujourd’hui ?

De continuer à faire de la belle musique, d’explorer de nouveaux ouvrages, passer plus de commandes, de créations. Continuer à m’épanouir dans ce travail qui me porte et nourrit mon enthousiasme que je rêve de garder. Parce qu’avec un rythme de travail toujours très élevé, il faut être vigilant, se demander si on n’en fait pas trop, car on peut très vite être emporté par l’envie de faire les choses et être dépassé. Mais pour l’instant il me reste beaucoup d’énergie pour continuer !

Mais il doit bien y avoir quelque chose de particulier…

Oui, je vais réaliser des rêves en 2018. Je vais retourner dans mon pays et diriger le chœur de la radio suédoise. Ça faisait longtemps que j’en avais envie. En 2018 je vais aussi prendre la direction musicale des BBC Singers, un ensemble avec lequel j’aime beaucoup travailler. Cela me permettra de développer davantage mon désir de musique a capella en formation de chœur de chambre, qui est le point de départ de ma formation. J’ai hâte de pouvoir explorer ça davantage !

Crédit photos : ©RF/Abramowitz

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