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Portraits Neuilly-Plaisance

Samir Aït-Saïd veut rebondir jusqu’à Paris… 2024 !

Un an après sa terrible blessure aux Jeux de Rio, le gymnaste de 27 ans a repris ses anneaux en main. Son objectif : l’or olympique à Tokyo en 2020, avant son baroud d’honneur en 2024, à Paris.

Dans la ferveur de Rio, son cri avait crevé les écrans de télévision, glacé les spectateurs du gymnase. A la réception d’un saut de cheval, une double fracture ouverte du tibia-péroné gauche venait de lui barrer sa finale aux anneaux. Mais, à peine allongé sur le brancard, Samir Aït-Saïd avait déjà rebondi : « Quand j’ai vu la tête des secouristes face à ma jambe à 90°, je me suis dit qu’il fallait les rassurer… ». Puis, à peine sorti du bloc opératoire, le gymnaste refusa de rentrer chez lui à Neuilly-Plaisance : « Une fois ma jambe droite remise, plutôt que pleurer sur mon sort, j’ai préféré rester pour accompagner mes frères d’armes de l’équipe de France. »

Lors de ces premiers pas difficiles, en fauteuil roulant ou sur béquilles, le champion d’Europe aux anneaux de 2013 est porté par une incroyable vague de soutiens : « preuve que les gens sont humains, bien plus qu’on ne le dit ». Et aussi, encouragé par une phrase-clé : « Mon père m’a résumé la situation ainsi : « Voilà, ce n’était pas le moment, c’est tout ! ». Il avait raison. Je dois être patient. Ça tombe bien, cette blessure me l’a bine apprise, la patience ! »

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Rosny regrettée ! Tokyo visée !

Un an après Rio, le champion d’Europe aux anneaux de 2013 ne cesse encore et toujours de rebondir : « En février, j’ai refait mon premier salto. En avril, j’ai repris les anneaux. Mais, avant de vraiment reprendre, j’ai préféré m’investir dans mon diplôme de kinésithérapeute (à la faveur d’un long stage au CHU de Montfermeil). Le 3 juillet, dès que j’ai su que je l’avais, j’ai pris ma voiture pour venir m’installer à Antibes, lieu du Pôle France et de mon club ».

Sous les palmiers, il s’est aussi rapproché de ses parents « tout en regrettant laisser la plupart de [sa] famille aux Marnaudes et au Pré-Gentil à Rosny, dans un ‘9.3.’ qu’[il] aime beaucoup. »

Aujourd’hui, Samir Aït-Saïd veut être « kiné à mi-temps pour gagner [sa] vie » et cogite « à un gros programme aux anneaux pour Tokyo en 2020 » : « Je veux y être champion olympique, unique raison pour laquelle je suis retourné au charbon, suer, crier et pleurer. Blessé, l’entraînement ou les anneaux m’ont moins manqué que la puissante montée d’adrénaline juste avant de se lancer dans la compétition. Celle de Rio m’a porté, me portera jusqu’en 2024…à Paris et dans le ‘9.3’, j’espère ?! »

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