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Seine Saint-Denis

A l’occasion de l’exposition « Les os font des histoires », à Noisy-le-Grand en 2011, les squelettes de la nécropole furent présentés en raison de la présence de pathologies osseuses. La zone en rouge permettait de situer l’os ou la partie de l’os affectée. Le grand sarcophage décoré en plâtre provient du Musée Carnavalet, à Paris. Un décor identique est conservé sur l’un des sarcophages de la nécropole fouillée à Noisy-le-Grand.

A l’occasion de l’exposition « Les os font des histoires », à Noisy-le-Grand en 2011, les squelettes de la nécropole furent présentés en raison de la présence de pathologies osseuses. La zone en rouge permettait de situer l’os ou la partie de l’os affectée. Le grand sarcophage décoré en plâtre provient du Musée Carnavalet, à Paris. Un décor identique est conservé sur l’un des sarcophages de la nécropole fouillée à Noisy-le-Grand.

Les vignettes regroupent trois grandes catégories d’instruments et d’outils utilisés sur une fouille archéologique : ceux qui servent à creuser, gratter, nettoyer…, ceux qui servent à ramasser et transporter la terre, enfin ceux qui permettent d’enregistrer, de relever et de mesurer les vestiges.

Les vignettes regroupent trois grandes catégories d’instruments et d’outils utilisés sur une fouille archéologique : ceux qui servent à creuser, gratter, nettoyer…, ceux qui servent à ramasser et transporter la terre, enfin ceux qui permettent d’enregistrer, de relever et de mesurer les vestiges.

La céramique, en raison de sa résistance et de son usage généralisé aux périodes préindustrielles, est le mobilier le plus couramment découvert en contexte archéologique. Cette sélection de céramiques aux formes et usages très diversifiés provient du remplissage d’une latrine datée du XV-XVIe siècle, fouillée en 2015 à l’emplacement de l’ancien château de Ville-Evrard (Neuilly-sur-Marne).

La céramique, en raison de sa résistance et de son usage généralisé aux périodes préindustrielles, est le mobilier le plus couramment découvert en contexte archéologique. Cette sélection de céramiques aux formes et usages très diversifiés provient du remplissage d’une latrine datée du XV-XVIe siècle, fouillée en 2015 à l’emplacement de l’ancien château de Ville-Evrard (Neuilly-sur-Marne).

Relevé d’une partie des baies extérieures de la façade sud de l’Eglise Saint-Pierre Saint-Paul de Montreuil. Il s’agit là d’un exemple de relevé « pierre à pierre », qui a nécessité le recours à une grande échelle. A vous de trouver le petit graffiti daté de 1844.

Relevé d’une partie des baies extérieures de la façade sud de l’Eglise Saint-Pierre Saint-Paul de Montreuil. Il s’agit là d’un exemple de relevé « pierre à pierre », qui a nécessité le recours à une grande échelle. A vous de trouver le petit graffiti daté de 1844.

Mobilier funéraire retrouvé dans une sépulture masculine de la nécropole gauloise de l’Hôpital Avicenne, à Bobigny. Une vraie panoplie de guerrier réunissant : une épée dans son fourreau, une chaîne de ceinture ainsi qu’une chaînette et un anneau permettant de suspendre l’épée, l’umbo d’un bouclier, une pointe de lance et enfin une grande fibule, utilisée comme une agrafe pour fermer un vêtement.

Mobilier funéraire retrouvé dans une sépulture masculine de la nécropole gauloise de l’Hôpital Avicenne, à Bobigny. Une vraie panoplie de guerrier réunissant : une épée dans son fourreau, une chaîne de ceinture ainsi qu’une chaînette et un anneau permettant de suspendre l’épée, l’umbo d’un bouclier, une pointe de lance et enfin une grande fibule, utilisée comme une agrafe pour fermer un vêtement.

Vue de l’une des quatre faces d’un chapiteau de pierre d’époque romane (Xe-XIIe siècle) de l’Eglise Saint-Sulpice d’Aulnay-sous-Bois. On y reconnaît des bouquetins ailés, hérités du répertoire achéménide.

Vue de l’une des quatre faces d’un chapiteau de pierre d’époque romane (Xe-XIIe siècle) de l’Eglise Saint-Sulpice d’Aulnay-sous-Bois. On y reconnaît des bouquetins ailés, hérités du répertoire achéménide.

Ces trois objets n’ont absolument rien en commun en dehors de leur forme circulaire. On trouve, de gauche à droite : une « galette » perforée en plâtre dont on ignore la fonction précise (Gagny, époque médiévale), une broche discoïde en alliage de plomb et d’étain, d’origine germanique (fin VIIe siècle), découverte à Drancy dans un silo du XIIe siècle, un pion en os décoré d’ocelles, possible élément de jeu de table (Tremblay-en-France, époque médiévale).

Ces trois objets n’ont absolument rien en commun en dehors de leur forme circulaire. On trouve, de gauche à droite : une « galette » perforée en plâtre dont on ignore la fonction précise (Gagny, époque médiévale), une broche discoïde en alliage de plomb et d’étain, d’origine germanique (fin VIIe siècle), découverte à Drancy dans un silo du XIIe siècle, un pion en os décoré d’ocelles, possible élément de jeu de table (Tremblay-en-France, époque médiévale).

En 1999, lors de la première fouille des stades de la Motte de Bobigny, quatre sépultures furent localisées. Cette planche regroupe le relevé de terrain de la sépulture 007 et le plan général de la fouille où est localisée la tombe, traitée cette fois-ci sur logiciel informatique, en mode de dessin vectoriel.

En 1999, lors de la première fouille des stades de la Motte de Bobigny, quatre sépultures furent localisées. Cette planche regroupe le relevé de terrain de la sépulture 007 et le plan général de la fouille où est localisée la tombe, traitée cette fois-ci sur logiciel informatique, en mode de dessin vectoriel.

Nicolas Latsanopoulos, l’autre dessinateur de Gaulois

Nicolas Latsanopoulos, 44 ans est dessinateur spécialisé en archéologie… Revenant sur son parcours professionnel, il partage avec les lecteurs du mag le sens d’un métier méconnu... pour, qui sait, susciter des vocations ?

« Dessiner un objet chercher à le rendre compréhensible aux yeux de tous. C’est aussi lui accorder une seconde existence », professe Nicolas Latsanopoulos. Tous les archéologues consignent sous forme de relevé graphique ce qu’ils trouvent lors des fouilles. Nicolas est appelé à la rescousse lorsque la tâche s’avère délicate, et que la quantité ou la nature des informations à transcrire est importante ou particulièrement complexe : lorsqu’il s’agit de dessiner du bâti, un squelette... « Parfois, vestiges mis au jour risquent de se dégrader rapidement. Les dessiner, c’est garantir d’en préserver la mémoire », explique l’artiste. Sur son bureau, s’étalent porte-mines, conformateur, diamétron, pied à coulisse et compas d’épaisseur.

Pourquoi le dessin archéologique existe-t-il ? « Une description écrite, même très détaillée, ne rend compte de la réalité que de façon partielle. La description graphique est une forme de communication directe, très efficace. Tout le monde est réceptif aux images, il n’y a pas de filtre, pas de barrière de langue. C’est pour cela que de nombreuses sciences- zoologie, botanique- ont recours systématiquement à l’imagerie, car elle constitue une étape importante de la démarche scientifique », expose l’artiste.

Contraintes techniques

Les compétences requises pour ce métier de niche ? « L’essentiel, c’est de savoir observer et d’ajuster correctement le regard, le dessin vient après  », affirme-t-il. Ensuite, il faut maîtriser un certain nombre de normes de représentation tout en étant familiarisé à la culture archéologique. « Le dessin comprend une dimension descriptive, et une autre analytique : si tu ne comprends pas ce que tu dessines, tu loupes à coup sûr ton objectif », poursuit-il. La clé de voûte de cet art ? « L’étape cruciale est le transfert des données et des mesures car il faut passer d’un vestige en trois dimensions à une représentation en deux dimensions ». Malgré les contraintes techniques du métier et le souci de rester le plus objectif possible, il comporte aussi sa dose de créativité personnelle : «  on reconnaît la patte de chaque dessinateur, y compris s’ils sont amenés à dessiner le même objet », jure Nicolas Latsanopoulos.

La chance de ce grand quarantenaire au tee-shirt rose pastel fut, indirectement, celle du service militaire. En 1996, il se déclare « objecteur de conscience » et est accueilli par l’équipe d’archéologues de la ville de Saint-Denis. « Pour commencer, on m’a demandé de dessiner une collection d’objets en os découverts lors des fouilles autour de la basilique. Je suis rentré dans une phase où je travaillais tout en apprenant, c’était génial », se souvient l’accroc du croquis. Il décroche le job grâce à son parcours : un passage à l’école des beaux-arts de Tours, puis dans un cursus de sciences humaines à la fac. En effet, contrairement à l’Angleterre, il n’existe pas, en France, de formation à proprement parler pour devenir dessinateur en archéologie.

Rendre hommage au passé

Après ses deux ans de service civil, l’apprenti part à la découverte du Mexique où il fini par travailler pour le service patrimonial d’État, l’INAH. De retour en France, trois ans plus tard, le Conseil Général le recrute en tant qu’ « emploi-jeune » dans le Bureau du patrimoine archéologique de l’époque, tout récemment créé.

Restes de four, empierrements, fonds de cabane, objets en verre, en pierre, en bois, en os, en métal... Nicolas Latsanopoulos a dessiné tellement de choses qu’il a du mal à en faire la liste. « L’époque des grandes fouilles de Bobigny m’a laissé un souvenir impérissable. Il y avait une grande émulation, nous étions passionnés, on ne comptait pas nos heures ! Nous prenions un plaisir fou à la recherche  », se souvient-il dans un sourire nostalgique. Aujourd’hui, il continue de s’émerveiller : «  Il y a quelques années, j’ai eu l’opportunité de travailler sur une magnifique série de chapiteaux romans dans l’église d’Aulnay-sous-Bois. L’église était couverte d’échafaudages qui permettaient d’être nez à nez avec les éléments sculptés. En tant que dessinateur, c’est toujours gratifiant de savoir que l’on participe à la valorisation des qualités esthétiques ou techniques des créations humaines », raconte Nicolas.

Patience, précision … et concentration

Chaque année, le dessinateur accueille des stagiaires de troisième pour faire découvrir et leur donner goût à son métier. Ses conseils aux dessinateurs en herbe ? « Pour faire notre métier, il faut aimer dialoguer avec les objets, et se demander comment rendre intéressant ce qui au premier regard, peut paraître insignifiant. Moi, j’adore les formes « cracra », elles renferment toujours une part de beauté cachée ». Patience, précision et concentration constituent le triptyque sa devise : « Je peux passer trois, quatre jours à dessiner mes objets- et à leur parler- sans adresser la parole à personne d’autre », rigole-t-il.

Si vous êtes tenté par une expérience sur le terrain, participez cet été à notre jeu "De Visu" !

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