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Les visages de la Seine-Saint-Denis à Rio (N°4)

Ils sont une vingtaine de sportifs à représenter la Seine-Saint-Denis aux prochains Jeux olympiques de Rio, depuis le 5 août. Français ou étrangers, ils ont en commun de s’entraîner dans des clubs du département. Aujourd’hui, le boxeur du Top Rank Bagnolet Souleymane Cissokho.

Alors que la Seine-Saint-Denis se sent plus que jamais d’humeur olympique à l’heure de la candidature Paris 2024, nous vous présentons ces athlètes au jour le jour.

Aujourd’hui : le boxeur du Top Rank Bagnolet Souleymane Cissokho.

Souley Danbé, voilà le surnom que le boxeur du Top Rank de Bagnolet s’est choisi. Danbé, cela signifie dignité en malinké. Une valeur que Souleymane s’est imposée comme ligne de conduite. « Champion, on ne doit pas l’être seulement sur le ring, mais tous les jours, dans chacune de ses actions. Le respect, l’engagement, le travail, voilà ce qui fait progresser. » Et il en a accompli, des progrès, le jeune qui un jour a poussé la porte d’une salle de boxe parisienne pour accompagner un copain. Dans la salle, un des jeunes se détache des autres. Notre débutant se dit alors : « Ce jeune, il a ton âge, il n’a rien de plus que toi et il est meilleur. Pourquoi tu n’arriverais pas à le rattraper ? » L’orgueil, l’aiguillon nécessaire pour devenir champion. Souleymane le conjugue avec une humilité naturelle. Il ne pense pas être le meilleur, il cherche à le devenir. Il travaille, s’applique, est assidu, écoute les consignes. Résultat, un an plus tard, il devient champion de France cadet, puis junior, et pour sa première année senior atteint la demi-finale. Il intègre l’INSEP et y rencontre un autre boxeur, Nordine Oubaali. « Nordine me parlait du Top Rank, le club qu’il venait de créer avec son frère Ali. Je voulais progresser encore, leur projet et leur sérieux me plaisaient, alors je les ai rejoints. » Depuis, Souleymane fait presque partie de la famille Oubaali.

Ali est en contact avec Luis Mariano Gomes Cosme, l’entraîneur cubain de l’équipe de France. C’est de ce cocktail que vient le style de Souley, tout en déplacements, vista, remise et précision. Un style qui lui a permis d’être trois fois champion de France. Et surtout de remporter un sacré pari : blessé au début du printemps, Cissokho a joué sa participation aux Jeux Olympiques sur un seul tournoi de qualification. Bingo, non seulement il gagne son ticket pour Rio, mais il remporte le tournoi avec panache.
Une satisfaction, mais ce n’est qu’une étape. « Le véritable objectif, c’est la médaille. Alors je me suis remis au travail. » Dans les moments difficiles, Souleymane pense aux jeunes de l’association Secteur sport éducation qu’il a fondée avec sa famille. « Nous venons en aide à des jeunes en difficulté du XXème arrondissement et du Sénégal, soutien scolaire et sport. On fournit du matériel, des cours… Pour eux, je suis un modèle. Avant de monter sur le ring, ça me motive à bloc de penser à ces jeunes ! Je me bats pour tous ceux qui se battent derrière moi. » Souley Danbé mérite bien le surnom qu’il s’est choisi, et cela vaut bien une médaille.

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Son entrée en lice : Le 7 août.

Souleymane Cissokho n’a eu aucun mal à franchir le premier tour du tournoi olympique, dimanche à Rio‬, en dominant le Hongrois Imre Balazs Bacskai, sans oublier de rendre hommage à Alexis Vastine après son combat !

A lire aussi : Souleymane Cissokho, sur le ring en la mémoire d’Alexis Vastine

Stevan Lebras, photographe
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Il a le contact franc et direct, amical. Si vous êtes sportif, vous sentez tout de suite que Stevan Lebras fait partie de l’équipe. Ce Montreuillois pur jus a photographié les sportifs de Seine-Saint-Denis participant aux Jeux Olympiques et paralympiques de Rio, un travail réalisé en partenariat avec le CDOS 93 (Comité Départemental Olympique et Sportif). « Le sport, j’en fais depuis toujours. Du tennis, mais aussi des sports collectifs. Je ne pourrais pas imaginer ma vie sans. Photographier des sportifs, pour moi c’est juste une évidence. » Malgré les nombreuses sollicitations, les futurs olympiens acceptent volontiers de se faire tirer le portrait, comme l’épéiste Lauren Rembi : « On a passé notre temps à discuter, c’était un très bon moment. Je n’ai pas du tout eu l’impression d’une séance photo et pourtant, elles sont superbes ! J’ai conseillé à toutes mes copines d’y aller ! » Stevan sait rassurer les personnes qu’il photographie. « C’est important d’avoir une relation de confiance. Je privilégie les regards, ils racontent toute leur vie : leurs joies, leurs échecs, leurs espoirs… »
Retrouvez ses portraits dans notre série Compte à rebours pour Rio.

G.M.

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