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Tir à l’arc Bondy

Le tournoi de tir à l’arc de Bondy fait un carton

Les 6 et 7 janvier s’est tenue la 5e édition du tournoi international de tir à l’arc de Bondy. Organisée par l’AS Bondy Archery, cette compétition qui réunit quelque 420 archers est l’occasion de se familiariser avec une discipline qui vaut le détour. Et aussi de voir quelques-uns des meilleurs Français, comme le double champion du monde Sébastien Peineau. Retour en VIDÉO.

Une volée ? Un arc à poulies ? Faire cordon… Excusez-moi mais on est où là ? Au tournoi international de tir à l’arc de Bondy. Toutes ces expressions ou termes techniques sont parvenus à nos oreilles le week-end des 6 et 7 janvier à l’occasion de cette compétition de tir à l’arc, l’une des plus importantes en salle d’Ile-de-France.

Organisée par l’AS Bondy Archery au palais des Sports, elle témoigne de la bonne santé d’un sport – certes confidentiel par rapport aux mastodontes que sont le football ou le judo, mais qui sait mêler haut niveau et monde amateur avec succès.
Samedi et dimanche, pros de la flèche et amateurs éclairés fraternisaient ainsi en amoureux d’un seul et même sport.
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Peu après sa finale victorieuse, le double champion du monde d’arc à poulies Sébastien Peineau (Rueil-Malmaison) avait ainsi déjà la tête à sa manche de Coupe du Monde à Nîmes, mais discutait de bonne grâce avec de parfaits inconnus. A l’heure du bilan, Aurélien Bagnol, compétiteur pour le club organisateur, lâchait lui aussi un commentaire amusé : « J’ai passé les qualifications, mais lors du tableau final, j’ai eu la chance et la malchance de tomber dès les 32e de finale sur Pierre-Julien Deloche, N°1 mondial en 2013 (et deuxième au final du tournoi). Autant vous dire que ça n’a pas fait un pli... ».
Et pourtant, Aurélien ne boudait pas son plaisir. Cet agent RATP au civil, qui compte 7 ans de pratique derrière lui avec une interruption de 10 ans, dit voir dans le tir à l’arc un « mélange parfait entre exigence et bons moments de détente ». Lui, son truc, c’est l’arc à poulies, en référence aux deux poulies montées en haut et en bas de l’arme, qui permettent une meilleure tension de la corde que sur un arc classique. S’il ne peut pas frimer avec ses belles poulies, l’arc classique est en revanche le seul à pouvoir se targuer d’être discipline olympique, comme l’expliquait par exemple l’archer de Mouans-Sartoux Thomas Naglieri, une participation olympique à son actif (en 2004 à Athènes) et deuxième du tournoi de Bondy derrière le Clermontois Thomas Chirault.

Clermont, Mouans-Sartoux (Alpes-Maritimes), on le voit : les participants venaient samedi et dimanche de toute la France. Et même parfois d’un peu plus loin : sourire d’ange et poigne de fer, la petite Texane de 13 ans Jordan Meiners était ainsi « delighted » d’avoir pu profiter d’une mission professionnelle de son paternel en France pour l’emporter chez les moins de 15 ans en arc classique.
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Mais en Seine-Saint-Denis aussi, on sait bien se défendre. Bien sûr, le tir à l’arc fait moins rêver les gamins de Bondy que les derniers exploits de Kylian Mbappé, mais le 93 possède tout de même quelques flèches.

Dimanche, trois archers du département sont ainsi montés sur le podium, tous dans la discipline du bare bow (« arc nu », le plus proche d’un arc traditionnel) : du bronze pour Elodie Donval, de l’argent pour Kevin Garau (Vaujours) et de l’or pour Mathieu Comte (Archerie Nocéenne Club de Neuilly-sur-Marne). Membre du même club - le plus gros du département en termes de licenciés - Joanna Chessé n’a certes pas performé ce week-end, mais l’ancienne championne du monde universitaire et médaille de bronze aux championnats d’Europe en arc à poulies a engrangé au fil des années un bien beau palmarès. Arrivée au stade des huitièmes de finale ce dimanche, Joanna d’Arc a en tout cas fait honneur à la tradition familiale qui voit aussi sa jeune sœur, le père et la mère jouer aux Robins des Bois.

Un bilan qui laissait Gilbert Havel, président du Comité départemental de tir à l’arc, tout sourire : « 419 participants et une bonne partie de nos 29 clubs présents, c’est un beau bilan pour cette 5e édition », soulignait cet incollable de la discipline. En travaillant d’arrache-pied pour rendre possible ce tournoi à la fois convivial et de bonne facture, l’AS Bondy Archery a donc mis en plein dans le mille.

Christophe Lehousse
Crédit photos : Alain Savard

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