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Le parc départemental de la Bergère continue sa mue

Une centaine de personnes a assisté jeudi 5 mars à la réunion en visioconférence proposée par le Département pour présenter le nouveau parc de la Bergère. Objectif : préserver au maximum les arbres existants, créer des cheminements clairs et sécurisés et rénover ses équipements publics. Les travaux ont déjà commencé !

Avec ses 15 hectares, le parc départemental de la Bergère est l’un des plus petits parcs de la Seine-Saint-Denis. Il attire pourtant chaque année 500 000 visiteurs. Les familles viennent aux beaux jours pour ses espaces de jeux et pour y faire des pique-niques. Les amateurs de fitness apprécient de s’entrainer sur ses machines à muscler avec vue sur le canal, depuis 2018.
A la fois, vallonné et boisé, ce poumon vert qui n’est pas classé Natura 2000 abrite pourtant des hirondelles de rivage, des lézards des murailles, des hérissons d’Europe et des faucons crécerelle, et de nombreux insectes de la famille des orthoptères : grillons d’Italie et sauterelles vert fluo appelées conocéphales gracieux.

Pour en faire dans les prochaines années un parc animé et sportif, tout en veillant à protéger la nature qui y a trouvé refuge, la Bergère va opérer sa mue, progressivement. Ouvert sur le canal et intégré à la ville, le parc veut gagner en confort et en sécurité. Plus d’arbres pour s’abriter du soleil, et plus de banquettes pour en profiter.

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Le réaménagement qui a déjà démarré tient d’ores et déjà compte de ses atouts naturels : « Moins de 5 % des arbres aujourd’hui présents seront abattus, ceux en mauvais état sanitaire notamment » explique Sophie Genu-Saed, cheffe du service des parcs urbains du Département. Les plus beaux, des cèdres, gingkos, chênes, frênes et sophoras seront protégés. Dans la perspective de régénérer ses boisements, pendant les travaux, quelques-uns de ses espaces naturels seront d’ailleurs temporairement fermés.

Des changements dès 2021

En mai, l’aire de jeux de la passerelle sera entièrement renouvelée. Avec de nouveaux jeux adaptés non seulement à toutes les tranches d’âge, mais aussi au handicap. Et dès la fin de l’année, la dalle Siperec sera réaménagée en une aire dédiée à la pratique sportive des enfants et des ados. Une aire multisport ? un terrain de tennis ? ou une piste cyclable pour apprendre à la fois à faire du vélo et la sécurité routière ? Ce sera aux habitant·e·s de trancher lors des quatre ateliers de consultation prévus dès cet été.
Un partenariat avec le Comité du tourisme de Seine-Saint-Denis et les associations sportives va permettre dès cette année de multiplier les initiatives déjà présentes sur le parc comme les cinémas en plein air, la lecture en plein air et les activités sportives à l’approche des JOP 2024. Ou comme, l’été dernier devant le quartier Engelhard de Noisy-le-Sec un concert flottant, très apprécié des habitant·e·s.

Entre 2022 et 2025, 1 baignade écologique + 1 crèche écologique + 1 collège

En 2024, le parc sera non seulement agrandi de 2 hectares mais il va se doter d’une baignade écologique de 4 500 m2, non loin de la Maison du parc. Un lieu pour se rafraichir, nager, se détendre, s’amuser aux beaux jours. Il va aussi engazonner et aménager de grandes aires à pique-nique. Objectif : détente et convivialité !
Le collège des Coquetiers qui accueillera 700 élèves en 2023, mettra à la disposition des habitant·e·s son espace multisport couvert. Tandis que la crèche écologique de 60 berceaux livrée en 2024 sera un modèle du genre. En 2024, une seconde aire de jeux sera créée à l’attention des tout-petits ? ou à base de jeux d’eau ? Aux habitant·e·s de s’exprimer !

Davantage de sécurité

Côté sécurité, le parc départemental de la Bergère qui restera ouvert, - c’est le seul parc non clôturé de Seine-Saint-Denis - va améliorer ses éclairages, se doter de caméra vidéo et travailler la lisibilité de ses cheminements et de ses accès. Une extension-rénovation estimée à 13 millions d’euros (6 pour le parc, 7 pour la baignade). Au total avec la crèche et le collège, d’ici 2025, 40 millions d’euros seront investis sur ce secteur.

Le bâtiment K emblématique du combat du féminisme

La cité administrative 2 va être déconstruite à l’exception du bâtiment K. C’est là, en 1972, à la barre du tribunal de Bobigny, que Gisèle Halimi a défendu Marie-Claire, 16 ans, jugée pour avoir avorté après un viol. « Un lieu où l’histoire s’est écrite. J’aimerai qu’il porte le nom de Gisèle Halimi. Et que ce bâtiment soit à la disposition des associations et de l’éducation populaire, » explique le vice-président du Département, Belaïde Bedreddine.

Stéphane Troussel, président du Département de la Seine-Saint-Denis
« Se remettre à investir dans nos parcs est un vrai choix politique. J’estime que l’accès à des îlots de fraicheur est autant un enjeu environnemental qu’un enjeu de santé publique. Avec « A nos parcs », ce sont 50 millions qui vont être investis et avec le plan Canopée, ce sont 30 000 arbres qui vont être plantés dans les 10 prochaines années. Les habitants de Seine-Saint-Denis et usagers des parcs en sont les premiers experts. C’est pourquoi le temps du dialogue est une partie de la réussite du projet. »

Clément Rémond, de la FSGT 93
« Je souhaitais vous parler de l’implantation du siège de la FSGT 93 dans le quartier Ecocité. Et au-delà de l’implantation des bénévoles et des salariés on a souhaité développer dans ce parc une nouvelle offre d’activités sportives avec la création d’un Tiers-lieux, encadré par des éducateurs, des animateurs en lien avec les associations sportives locales. »

Abdel Sadi, maire de Bobigny et conseiller départemental de Seine-Saint-Denis
« Le parc de la Bergère est au cœur du projet d’aménagement Ecocité entre la route de Paris et le canal. Un projet tourné vers le canal et ouvert sur la ville qui comprend le collège des Coquetiers et la reconstruction de la crèche. Il faut être attentif à ses accès et à ses cheminements. Ses traverses doivent être agréables et sécurisées pour qu’il reste le parc de tous pour tous. A nous d’inventer des corridors pour que la nature prenne mieux dans la ville ! »

Olivier Sarrabeyrouse, maire de Noisy-le-Sec

« Le département a la capacité à offrir du beau aux habitants au cœur de la Seine-Saint-Denis. Ils ont droit au beau que ce soit dans la culture, l’architecture, la nature. Et nous avons notre rôle à jouer, nous, les villes. Dans le quartier Engelhard, nous y avons d’ailleurs un projet d’action culturelle avec de la restauration, du tourisme, de l’ESS (Economie sociale et solidaire). »

Sophie Genu-Saed, cheffe du service des parcs urbains du Département

« Le parc fait aujourd’hui 15 hectares. A terme à la fin du réaménagement il en fera 17 ha. Le parc de la Bergère a été aménagé en 1985 après l’installation des cités administratives, comme notamment la cité administrative 2. C’est un poumon vert dans un milieu urbain très dense. Il s’agit d’un espace vert important à préserver. Le canal, bordé par une piste cyclable européenne de plus en plus fréquentée pour des déplacements domicile/travail, est un atout essentiel de cet environnement. »

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