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Seine Saint-Denis
Semaine de la mobilité Vélo Bobigny

Le Département déploie un Village qui met le vélo à l’honneur

Les 15 et 16 septembre, dans le cadre de la semaine de la mobilité, le Département de la Seine-Saint-Denis, avec la ville de Bobigny et la préfecture, a organisé un Village de la mobilité. L’occasion pour les entreprises et les associations spécialisées dans le vélo de sensibiliser le public aux bienfaits de ce moyen de transport doux.

Il est midi, le soleil est à son zénith. Sur l’esplanade Jean-Moulin, à Bobigny, une dizaine de barnums ont fleuri en l’espace de quelques minutes. Ces stands sont occupés par des entreprises, des associations et des établissements publics venus pour sensibiliser les visiteurs aux transports doux, le vélo principalement. Une opération baptisée « Village de la mobilité » et organisée par le Département, avec la ville de Bobigny et la préfecture, dans le cadre de la semaine de la mobilité. Durant deux jours, les 15 et 16 septembre, à travers des animations, des essais de vélos tous plus originaux les uns que les autres et des ateliers de réparation, ces acteurs ont mis à l’honneur la bicyclette et ses vertus. Parmi eux, l’association 360° Sud qui a mis en place il y a quelques années Roue Lib’, un atelier d’autoréparation de vélo à Clichy-sous-Bois. « Notre ‘’clientèle’’ est majoritairement constituée de gamins du quartier, détaille Joaquim, un des membres de 360° Sud. Ils paient deux euros par an et ont accès à tous nos outils, aux pièces détachées ainsi qu’à notre local. Nous faisons dans l’économie circulaire et la transmission des savoirs : les jeunes formés forment à leur tour et ainsi de suite. » Sur le stand de l’association, les badauds affluent, qui pour une sonnette défectueuse, qui pour un pneu crevé, qui pour des freins mal réglés…

Gravage et défilé

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Un peu plus loin, Tina, unique représentante de l’association Mieux se Déplacer à Bicyclette (MDB), ne chôme pas non plus. Sous sa tente, machine de marquage en main, elle grave à la chaîne des vélos contre le vol. « J’ai eu un vélo électrique pour mon anniversaire que j’ai envie de garder le plus longtemps possible, alors je suis venue le faire graver. En plus l’opération est gratuite, ce qui ne gâche rien au plaisir », témoigne Catherine, qui attend sagement son tour sous une chaleur étouffante. Au milieu de l’esplanade, un petit groupe d’agents du Département défilent à vélo avec toute la panoplie du cycliste qui voudrait pratiquer en toute saison : coupe-vent, blouson chaud, casque et lunettes de soleil, pantalon de pluie… « Avec cette action, on veut démontrer qu’on peut faire du vélo toute l’année si on s’équipe correctement », explique Perrine Bouvachon, chargée de mission développement durable au Département.

D’usager ponctuel à fervent pratiquant

Pour Sophie, 54 ans, habitante des Lilas et employée à Bobigny, le deux roues doux est une expérience toute nouvelle dans sa vie. « Depuis deux semaines, je suis une cycliste convertie et convaincue, raconte-t-elle. Je loue un vélo à assistance électrique en passant par Véligo (service de location longue durée de vélos mis en place par la Région Ile-de-France, ndlr). J’ai longtemps été réticente car la densité du trafic me faisait peur. Mais aujourd’hui, il y a de nombreuses coronapistes (pistes cyclables qui ont vu le jour durant le confinement, ndlr) dans le département. Alors j’ai essayé et j’ai adoré. » Yanis, 27 ans, pédale dans le même sens. D’usager ponctuel, il est passé à fervent pratiquant du vélo ces derniers mois. « En voiture, je mettais 40 minutes pour faire les Pavillons-sous-Bois-Bobigny. A vélo, il me faut 15 à 20 minutes, il n’y avait pas photo », plaide le jeune homme.

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« Notre objectif, ces dernières années, a été de requalifier la voirie pour un meilleur partage, déclare le président du Département Stéphane Troussel, de passage au Village. Le tout-voiture, organisé dans les années 1960, a fait long feu. On sait aujourd’hui que la pollution atmosphérique provient principalement de l’automobile. Au Département, nous voulons donc faire la place à des modes de déplacement alternatifs pour créer un cadre de vie apaisé. En Seine-Saint-Denis, 40 % de la population n’a pas de véhicule, c’est pourquoi nous allons développer la culture vélo à travers des ateliers de réparation, des lieux d’apprentissage et de pratique, en nous appuyant sur des partenariats avec les entreprises pour inciter les salariés à adopter le réflexe deux roues… »

Grégoire Remund
Photos : ©Bruno Lévy

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