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Protection de l’enfance

Journée internationale des droits de l’enfant : protégeons les enfants !

Soigner, éduquer, veiller à leur bien-être, à leur épanouissement : la Journée mondiale de défense et de promotion des droits de l’Enfant, c’est le 20 novembre. En Seine-Saint-Denis aussi. Notre DOSSIER.

Cette année, le prestigieux Salon du livre et de la presse jeunesse en Seine-Saint-Denis a pris tout le monde de court en laissant aux enfants le droit de choisir leurs livres préférés. Des jurys uniquement composés de lecteurs âgés de 8 à 18 ans récompenseront le meilleur roman, la meilleure bédé et le meilleur album. Une très bonne nouvelle pour les droits de l’enfant.

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Et dans les collèges, écoute-t-on les enfants au moment de prendre les décisions qui concernent leur bien-être ? Asma, Kenzy, Nathan, Nogodjon, Oumou, Sihem, et Kenza, élèves au collège Paul-Painlevé de Sevran, sont déterminés à faire bouger les choses. « On passe 7 heures par jour ici, explique Kenzy, c’est beaucoup. C’est important d’y être dans de bonnes conditions. » C’est pourquoi, il et elles sont tous candidat.e.s pour faire partie du conseil de la vie collégienne. « C’est une instance bien installée dans l’établissement : une instance de dialogue, d’action et de concertation à qui nous allouons un budget chaque année », explique Stéphane Bégot, le principal.

« Ne pas parler dans le vide ! »

Du côté des élèves, les motivations sont claires : améliorer le quotidien et laisser une trace pour les générations futures : « Nous sommes en troisième et on a envie que nos petits frères, nos cousins se disent que le collège, c’étaient les meilleures années de leur vie », expliquent les candidats au conseil. Sihem précise avec le sourire : « Après, on ne demande pas d’être supérieurs aux adultes. On demande à être écoutés. »
Et Asma d’ajouter : « Mais on ne voudrait pas parler dans le vide ! » Le conseil de la vie collégienne de Paul-Painlevé a été créé en 2012, il fut l’un des précurseurs de ce dispositif qui est désormais obligatoire dans l’ensemble des collèges depuis le 1er janvier 2017.

Un dispositif équivalent existe dans le foyer de La Caravane, qui abrite 27 enfants à Villemomble.
Placés par l’Aide sociale à l’enfance (ASEex Dass, ex-assistance publique) pendant en moyenne 4 à 5 ans, ils peuvent élire leurs représentants au conseil de la vie sociale (CVS).
Comme Lucie, 14 ans : « S’il y a quelque chose qui ne va pas, il faut le changer, c’est normal. Pour cela, je vois toutes les personnes du groupe avant la réunion. On en a trois par an. »

Lucie est en troisième et elle a 14,2 de moyenne. Parler au nom des autres, elle connaît, elle qui a été élue déléguée de sa classe trois fois en primaire : « Le conseil de la vie sociale , c’est pour des problèmes globaux, qui concernent la vie collective (les équipements, l’organisation...) Par exemple, on voulait des miroirs au-dessus des lavabos, et puis se réveiller un peu plus tôt le matin pour aller à l’école… Pour des problèmes plus personnels, chacun d’entre nous peut aller voir son éducateur n’importe quand… »


« Respecter leurs droits »

Autre lieu, autres enfants. À Pantin, à l’approche du 20 novembre, Journée internationale des droits de l’enfant, un atelier photographique va être proposé aux jeunes résidents d’un centre éducatif de la Protection judiciaire de la jeunesse (PJJ une direction du ministère de la Justice) pour illustrer leurs droits. Des jeunes qui après avoir commis une infraction, sont placés ici, sur décision du magistrat, pour les protéger. « Nous nous adaptons à chaque situation, explique Soraya Mehdaoui, directrice de l’Établissement de placement éducatif de Pantin. Nous individualisons la prise en charge pour plus d’efficacité pour être au plus près des besoins des jeunes qui sont différents les uns des autres : en matière de santé, d’insertion, de repas. Cela fait partie de notre mission de service public de respecter leurs droits. ». Ici chacun a sa chambre. Chaque semaine, un temps est consacré aux demandes : un rideau dans une chambre, une lampe de chevet, un ventilateur. Dans notre département, ce sont 1 700 jeunes qui chaque année sont suivis par des éducateurs de la Protection judiciaire de la jeunesse. Seule une minorité d’entre eux vit en centre éducatif.

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« Un engagement fort du Département »

L’Unicef veille à ce que la Convention internationale des droits de l’Enfant soit appliquée partout. Cette même organisation a reconnu la Seine-Saint-Denis comme un « Département Ami des enfants »* voilà trois ans.
C’est un titre que le Département a obtenu grâce à ses actions en faveur des enfants. « Ce que nous analysons dans les dossiers de candidature, c’est de quelle façon la collectivité va au-delà de ses compétences. Notamment dans les politiques publiques qu’elle mène en direction des enfants et des adolescents », explique Julie Zerlauth, responsable des relations avec les collectivités territoriales chez Unicef France. Un titre qui implique aussi un partenariat sur le long terme avec l’Unicef : « C’est un contrat moral : on félicite les Villes et les Départements qui deviennent Amis des enfants mais nous sommes encore plus vigilants avec eux. Nous veillons à ce qu’ils soient sur le bon chemin. C’est un engagement mutuel très fort entre l’Unicef et le Département de la Seine-Saint-Denis. »

On devrait tous avoir lu la Convention internationale des droits de l’enfant. Ce texte ratifié à ce jour par 192 pays engage chacun de nous à respecter les droits de tous les enfants. Il contient 54 articles et se lit en un peu plus de 30 minutes. En vous en souhaitant bonne lecture !

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*LE DÉPARTEMENT AMI DES ENFANTS

En 2014, le Département de la Seine-Saint-Denis présente un dossier de candidature auprès de l’Unicef pour obtenir le titre de Département Ami des enfants. Et l’obtient.
Ses atouts : « L’accompagnement des familles en difficulté dans le cadre de la protection de l’enfance : les solutions intermédiaires trouvées, notamment avec les accueils de jour, pour éviter le placement en famille d’accueil, explique Julie Zerlauth, de l’Unicef. Il y avait une démarche particulière pour accompagner les familles vers un mieux-être et une meilleure prise en charge de l’enfant. Ça, c’était vraiment un des points fors du dossier. » L’Unicef a aussi beaucoup apprécié que le Département valorise la participation citoyenne des enfants, « car la participation citoyenne est l’un des axes forts de la Convention internationale des droits de l’Enfant ».

Villes amies des enfants
Les Lilas, Rosny-sous-Bois et Stains sont les trois Villes Amies des enfants en Seine-Saint-Denis.


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Trois questions à Stéphane Troussel

président du Conseil départemental de la Seine-Saint-Denis

Comment le Conseil départemental s’empare-t-il de la Convention internationale des droits de l’Enfant ?

Depuis longtemps, nous avons fait le choix d’une politique publique forte en direction des enfants et de la jeunesse. La Seine-Saint-Denis est en effet le département le plus jeune de France métropolitaine, et c’est une chance… Nous avons des compétences légales en matière de bâti de collèges, de protection, d’accès aux soins, mais nous allons beaucoup plus loin en multipliant les équipements dans les crèches, les collèges, les parcs, en favorisant l’éducation culturelle et sportive, en offrant des lieux propices à l ‘épanouissement des enfants. Mener le combat pour l’égalité et la réussite pour tous et toutes, c’est un peu notre ADN.

Vous êtes souvent sur le terrain. Quels sont les droits de l’Enfant qui restent encore à prendre en compte ?

Il y a encore trop d’obstacles. Certains droits sont proclamés, mais ils ne sont pas effectifs. Je pense à l’article 23 de la Convention internationale, qui octroie aux enfants en situation de handicap le droit à mener une vie pleine et décente.. C’est pour cela que, dans les crèches, nous mettons tout en œuvre pour l’accueil de tous les enfants. Avec le plan Défi Handicap, nous créons plus de places en établissement pour les enfants en situation de handicap. Je pense aussi à la difficile intégration des enfants handicapés en milieu scolaire ordinaire. Reconnaissons qu’il y a encore beaucoup à faire et que, collectivement, nous devons nous mobiliser pour que la société soit plus inclusive.

En 2014, l’Unicef a reconnu la Seine-Saint-Denis « Département ami des enfants »*. C’est un encouragement ?

Oui, et une belle fierté d’être labellisé par cet organisme international. Nous le vivons comme une reconnaissance de l’engagement du Département, du travail de ses agents oeuvrant au quotidien en direction de la jeunesse. Nous devons lutter contre tous les déterminismes pour que tout soit possible, tout le temps. Ce qui me guide, c’est de pouvoir aider les enfants à devenir des citoyens responsables et à trouver une place dans la société de demain.


LA DÉFENSE DES DROITS DE L’ENFANT DANS LE DÉPARTEMENT


Santé, handicap, autorité parentale, difficultés liées à l’école… : vous pouvez faire appel au Défenseur des droits ou à son délégué.

- Épinay  : 01 49 71 99 99
- et Drancy  : 01 48 96 39 29 ; Rozine Firozaly

- Clichy-sous-Bois :
01 41 70 38 20
- et Noisy-le-Grand  : 01 55 85 12 00 ; Frédérique Amieux

- Montreuil  : 01 48 70 68 67 ; Jean-Claude Thibeault
- Bobigny  : 01 41 60 64 11 ; Henri Potin

- Le Blanc-Mesnil :
01 45 91 93 57
- et Raincy  : 01 43 01 47 67 ; Catherine Jardin

- Aubervilliers : 01 48 11 32 24
- et La Courneuve : 01 49 92 62 05 ; Emna Benamor

- Saint-Denis : 01 55 84 05 30 ; Michèle Rigeault ou Christian Raoult

- Pantin  : 01 41 83 66 40 ; Mayemouna Gaye

- Pierrefitte  : 01 49 71 56 90
- et Stains : 01 71 86 33 44 ; Steve Larranaga

- Saint-Ouen : 01 49 18 98 09
- et Villepinte : 01 48 61 86 30 ; Marie-Christine Margeot

- Tremblay  : 01 49 63 70 81
- et Sevran  : 01 41 52 40 10 ; Thierry Misrahi

- Bondy : 01 71 86 64 30 ; Blandine Grégoire

- Aubervilliers : 07 68 98 04 71 ; Alain Mignot

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