Déconfinement à partir du 11 mai : Le Département de la Seine-Saint-Denis reprend au fur et à mesure son activité et applique des dispositions sanitaires pour protéger la population et ses agent.e.s, tout en assurant la continuité du service public.
> Vous pouvez nous téléphoner au 01 43 93 93 93 ou utiliser notre formulaire de contact
Catégories
Seine Saint-Denis
Hockey sur glace Neuilly-sur-Marne

Frank Spinozzi dit « so long » aux Bisons

Après 10 ans passés sur le banc du club de hockey sur glace de Neuilly-sur-Marne, l’emblématique coach a fait ses adieux pour se consacrer à sa famille. Au cours de cette décennie, le Franco-Canadien aura signé des statistiques remarquables et aussi contribué à structurer un club aux moyens limités par rapport à ses concurrents.

Il fallait le voir défiler en catimini entre les équipes de Nantes et de Neuilly-sur-Marne qui lui faisaient une haie d’honneur, mercredi soir, après l’élimination des Bisons en quarts de finale de la D1 (0-3 dans la série). Pour un peu, Frank Spinozzi se serait presque excusé. « J’ai trouvé que c’était beaucoup d’honneur pour un seul homme. Il ne faut quand même pas oublier que les acteurs principaux, c’est les joueurs... »
Une déclaration dans le plus pur style Spinozzi : homme de l’ombre, le Canadien de 52 ans n’en a pas moins un fort caractère qui aura permis aux Bisons de se construire et de rivaliser avec des équipes mieux dotées qu’eux.
Après dix années sur le banc, le grand chauve aux lunettes noires laisse derrière lui des statistiques impressionnantes : un titre de champion de D1 (2011), une place de finaliste (2019) et 8 quarts de finale en 9 saisons. Le dernier en date se sera peut-être un peu moins bien déroulé qu’espéré, il n’empêche : « coach Spinozzi » laissera à Neuilly une trace sur la glace.
Le président du club Ibrahim Soubra et le reste du staff auraient bien aimé voir cette présence se prolonger, mais le grand Franco-Canadien était un peu « homesick ». « Je voulais revenir auprès des miens, près de Montréal, et en septembre, je vais avoir la joie d’être grand-père pour la première fois », expliquait celui qui va donc prochainement troquer des gaillards barbus d’1m 90 pour un nourrisson affamé.
« Ma plus grande fierté, c’est d’avoir pérennisé cette équipe-là en D1 (2e division française ndlr) avec le budget qu’on avait et d’avoir réussi année après année à être performants », répondait le bonhomme, laissant tout à coup de côté la cuirasse quand on lui demandait de piocher dans l’armoire à souvenirs. Et d’adresser « de chaleureux remerciements » à un entourage qui aura partagé avec lui ce souhait de s’inscrire dans le travail sur le long terme.

JPEG - 103.2 ko

Mais au fait, qu’est-ce qui amène un Canadien, fût-il natif de Bourgoin-Jallieu (avant qu’il ne s’établisse à Grandby, au Québec, à l’âge de 3 ans) à Neuilly-sur-Marne ? « Avec Frank, on s’est rencontré il y a 10 ans lors de notre trophée international Robin Levrey des moins de 15 ans. Il y accompagnait une équipe, se souvenait de son côté le président Ibrahim Soubra. Je ne le connaissais pas auparavant mais durant les 3 jours de compétition, nous avons discuté. Petit à petit, Frank a pris la mesure de ce club particulier qu’est le HCNM 93 : un club de hockey en banlieue parisienne, dans un environnement où ce sport est méconnu, une patinoire modeste et de grandes ambitions. »

JPEG - 24.1 ko

Pour celui qui avait jusqu’ici dirigé quatre équipes canadiennes en tant que head coach (au Québec, mais aussi dans le Saskatchewan), mais n’était pas encore connu en France, c’est l’occasion ou jamais de réaliser son souhait de « driver » aussi une équipe européenne. Et très vite, ce fonceur, qui « dit toujours ce qu’il pense » dixit Soubra, la saisira : en 2011, voici les Bisons champions de D1 et de retour en Ligue Magnus, tout juste un an après l’avoir quittée.
Mais au-delà de cette fulgurance, l’ère Spinozzi aura surtout été synonyme de régularité des performances et de stabilité. D’un certain style de jeu aussi, que ce dernier nous décrit de son accent chantant : « Un vieux proverbe nord-américain dit : si tu veux gagner un match, vas à l’attaque mais si tu veux gagner le championnat, privilégie la défense. Pour moi, le choix était vite fait... »
« Coach Spinozzi », qui n’exclut pas de réentraîner dans quelques années, veut donc désormais se consacrer à sa famille. On peut toutefois être sûr que, lorsqu’il repassera par la France, il en retrouvera toujours une deuxième sur les bords de la Marne.

Christophe Lehousse et Georges Makowski
Photos : ©Arnaud Masson
©Sylvain Hitau

à lire aussi
Continuité pédagogique Karaté Pierrefitte-sur-Seine

Lamya Matoub : « Les enfants comprennent très bien l’angoisse que crée la crise sanitaire… »

À 28 ans, la karatéka pierrefittoise s’est forgée un sublime palmarès avec sept victoires en Coupe de France, la médaille d’or puis de bronze aux Jeux africains et la première marche du podium aux Jeux mondiaux en 2017… L’athlète qui porte les couleurs de l’Algérie prépare désormais les JO de Tokyo, reportés d’un an. Institutrice à Sarcelles, cette battante gère aussi la continuité pédagogique de ses élèves de maternelle.

Coronavirus Judo Le Blanc-Mesnil

Madeleine Malonga : « Seul sauver des vies doit l’emporter… »

Récemment, la championne du monde de judo en titre (-78 kg) a lancé un appel aux dons pour les Hôpitaux de Paris. Tous les jours, « la boule au ventre », elle stresse de voir ses parents et sa sœur, soignant·e·.s, au chevet des malades du Covid. Elève-infirmière, la combattante de l’Etoile Sportive de Blanc Mesnil (26 ans) avoue « se sentir inutile », comme elle l’a aussi ressenti à l’annonce du report des Jeux de Tokyo…

Coronavirus

Anaïs Quemener : « Surtout, ne rien lâcher… »

Après avoir gagné le plus long marathon de sa vie contre un agressif cancer du sein, la vice-championne de France des 100 km en court un contre le COVID. Aux urgences de l’hôpital Jean-Verdier à Bondy, cette aide-soignante (29 ans) avance -sans relâche- contre lui. Même si sa ligne d’arrivée ne cesse de reculer, cette battante licenciée au Tremblay Athlétic club ne s’avouera jamais vaincue…

Coronavirus

Yvan Wouandji : « Une forte remise en cause du fonctionnement de notre monde »

Le vice-champion paralympique 2012 de cécifoot - du football pour non-voyants - qui vit son confinement à Sevran, évoque les sentiments ambivalents qu’il a connus lors de l’annonce du report des Jeux paralympiques de Tokyo, pour lesquels les Bleus avaient déjà obtenu leur qualification. Confiant, il donne toutefois rendez-vous dans un an, et nous explique comment il prend son mal en patience.

Services, aides
& démarches

Accessibilité des équipements culturels

Un guide valorisant la diversité de l'offre culturelle en Seine-Saint-Denis et favorisant l'accès et la participation des personnes handicapées à la vie culturelle et sociale.